C'est une résurrection inattendue dans le monde de l'automobile électrique. Le Freelander, ce SUV compact qui a marqué l'histoire de Land Rover entre 1997 et 2014, s'apprête à faire son comeback sur le marché. Mais attention, cette renaissance s'accompagne d'un changement radical : le véhicule abandonne le célèbre badge Land Rover pour adopter une identité totalement renouvelée sous pavillon chinois.
Une nouvelle vie sous pavillon chinois
Après son rachat par le groupe chinois Geely, le nom Freelander connaît une seconde jeunesse. Le constructeur asiatique, propriétaire de multiples marques automobiles dont Volvo, Polestar et Lotus, a décidé de ressusciter cette appellation mythique pour lancer un SUV électrique destiné au marché chinois dans un premier temps.
Cette stratégie s'inscrit dans la volonté de Geely de capitaliser sur des noms à forte notoriété tout en développant une gamme de véhicules électriques compétitifs. Le groupe chinois détient les droits sur plusieurs marques historiques et n'hésite pas à les exploiter pour séduire une clientèle nostalgique tout en proposant des technologies résolument modernes.



Un positionnement totalement repensé
Contrairement à son illustre prédécesseur qui se positionnait comme un Land Rover accessible, ce nouveau Freelander vise un segment différent. Le véhicule se positionne comme un SUV urbain électrique, loin des capacités tout-terrain qui faisaient la renommée de l'original.
Les principales caractéristiques attendues :
- Motorisation 100% électrique avec plusieurs niveaux de puissance
- Autonomie estimée entre 400 et 500 kilomètres selon le cycle WLTP
- Design moderne inspiré des codes esthétiques chinois actuels
- Technologie embarquée de dernière génération
- Format compact adapté à l'usage urbain
Quid d'une commercialisation en Europe ?
La question reste entière concernant une éventuelle arrivée sur le marché européen et français. Pour l'instant, Geely concentre ses efforts sur le marché intérieur chinois, extrêmement porteur pour les véhicules électriques. La Chine représente en effet le premier marché mondial pour ce type de motorisation, avec une infrastructure de recharge en constante expansion.
Néanmoins, le groupe chinois pourrait envisager une expansion internationale si le modèle rencontre le succès escompté. Le marché européen, et notamment français, reste particulièrement attractif pour les constructeurs asiatiques qui multiplient les offensives avec des véhicules électriques au rapport qualité-prix compétitif.
Un héritage préservé dans le nom uniquement
Les puristes de la marque Land Rover risquent d'être déçus. Ce nouveau Freelander n'aura de commun avec l'original que son nom. Exit les capacités franchissement, les angles d'attaque généreux et le système Terrain Response. Place à un véhicule urbain privilégiant l'efficience énergétique, le confort et la connectivité.
Cette transformation illustre parfaitement l'évolution du marché automobile mondial, où les noms prestigieux changent de mains et se réinventent au gré des rachats et des stratégies commerciales. Le Freelander électrique chinois symbolise cette nouvelle ère où la mobilité zéro émission prime sur les traditions tout-terrain.
La stratégie Geely de résurrection des marques
Cette approche n'est pas nouvelle pour Geely. Le groupe chinois a déjà démontré sa capacité à revitaliser des marques en difficulté, comme en témoigne le succès de Volvo depuis son acquisition. En ressuscitant le nom Freelander, Geely mise sur la reconnaissance instantanée du public tout en proposant un produit totalement différent.
Reste à voir si cette stratégie portera ses fruits et si le public chinois, puis potentiellement européen, adhérera à cette réincarnation électrique d'un classique du 4x4 britannique. Une chose est certaine : l'automobile continue de nous réserver des surprises dans sa transition vers l'électrification.