Attendu depuis la présentation du concept Precept en 2020, le Polestar 5 vient enfin d'arriver sur nos routes. Ce grand tourisme électrique haut de gamme incarne les ambitions de la marque suédoise dans le segment premium, avec un design spectaculaire et des performances dignes des meilleures sportives. Nous avons pu le prendre en main sur les routes françaises entre Annecy et Nice.
Un design spectaculaire fidèle au concept
Avec ses dimensions imposantes de 5,09 mètres de long, 2,01 mètres de large et seulement 1,42 mètre de haut, le Polestar 5 ne passe pas inaperçu. La marque a eu la bonne idée de rester fidèle au concept Precept dévoilé il y a six ans, offrant ainsi une silhouette musclée et athlétique qui se démarque dans le paysage automobile actuel.
Les surfaces épurées dominent l'ensemble, typiques du minimalisme scandinave. Les optiques avant en forme de marteau et les feux arrière reliés créent une signature lumineuse unique. Mais l'élément le plus surprenant reste l'absence de lunette arrière, déjà vue sur le Polestar 4, remplacée par une caméra dont l'image s'affiche sur un rétroviseur central digital.
Les jantes peuvent atteindre 56 centimètres de diamètre, bien que des versions de 51 et 53 centimètres soient disponibles pour améliorer l'autonomie et le confort de roulage.
Un habitacle spacieux et technologique
Avec un empattement généreux de 3,05 mètres, l'espace aux jambes ne pose aucun problème. Contrairement à ce que pourrait laisser penser la ligne de toit plongeante, la hauteur sous plafond est également excellente à l'arrière, notamment grâce à l'absence de lunette qui a permis d'optimiser le volume intérieur.
Polestar présente cette configuration comme un 4+1 places. En réalité, la cinquième place centrale arrière reste très occasionnelle, mais elle se transforme en un confortable accoudoir une fois rabattue.
Technologie à profusion
L'habitacle rassemble trois écrans distincts :
- Un combiné d'instrumentation de 23 centimètres accompagné d'un affichage tête haute de même taille
- Un écran central de 37 centimètres gérant l'infodivertissement et les réglages
- Un écran de 23 centimètres dans le rétroviseur central pour la caméra arrière
L'approche minimaliste se traduit par une quasi-absence de boutons physiques, une philosophie qui nécessite un temps d'adaptation. Même les vitres arrières se commandent par un simple icône tactile, une solution controversée que Volkswagen a récemment abandonnée suite aux critiques.
Des performances électrisantes
Nous avons testé deux versions lors de notre parcours entre les Alpes et la Côte d'Azur. La version Performance développe 884 chevaux et 1 015 Nm de couple, permettant un 0 à 100 km/h en seulement 3,1 secondes, pour une autonomie homologuée de 558 kilomètres.
La version Dual Motor, plus raisonnable avec ses 748 chevaux, 812 Nm et 3,8 secondes sur l'exercice du 0 à 100 km/h, offre une autonomie portée à 678 kilomètres.
Un comportement routier impressionnant
Plutôt que des modes de conduite prédéfinis, Polestar propose de nombreux réglages individuels : trois niveaux de fermeté pour la suspension, ajustement de la direction, plusieurs modes de régénération et deux niveaux de puissance (Autonomie et Performance).
Sur la route, le Polestar 5 impressionne par sa capacité à masquer ses 2 500 kilogrammes. En conduite tranquille, il se montre confortable, silencieux et raffiné. Sollicité davantage, il délivre des accélérations fulgurantes tout en conservant une stabilité exemplaire en virage. Le comportement reste toutefois plus filtré que celui d'un Porsche Taycan, concurrent direct.
Autonomie et consommation
La version Dual Motor s'est montrée plus efficiente lors de notre essai, avec une consommation oscillant entre 20 et 23 kWh aux 100 kilomètres, contre 24 à 25 kWh pour la Performance. Les jantes de 53 centimètres de la Dual Motor, équipées de pneumatiques Michelin à flancs plus hauts, contribuent également à un meilleur confort.
Notre verdict
Le Polestar 5 s'impose comme un véritable grand tourisme électrique, alliant performances spectaculaires et confort de voyage. La version Dual Motor nous semble représenter le meilleur compromis, offrant des accélérations plus que suffisantes, une meilleure autonomie et un tarif plus accessible que la Performance.
Ce modèle positionne définitivement Polestar parmi les constructeurs premium capables de rivaliser avec les références allemandes du segment. Reste à connaître les prix définitifs pour le marché français, qui détermineront son succès face aux Porsche Taycan, Audi e-tron GT et autres Mercedes EQS.