Ce que vous devez retenir
- Pour la plupart, la réponse se situe entre 700 et 1 200 kilomètres, selon le modèle de la voiture, les habitudes de conduite et les conditions de la route.
- Comme il l’explique, son intérêt pour la conduite économique a commencé il y a des années lorsqu’il a commencé à comparer la consommation avec ses amis, d’un voyage à l’autre.
- Avec patience et en prenant en compte la météo, il a réussi à atteindre ses objectifs, parfois avec une consommation aussi basse que 2,2 l/100 km en France, où il a bénéficié d’un vent favorable sur 200 kilomètres.
Record d’autonomie avec la škoda superb
Avec une consommation moyenne de seulement 2,61 l/100 km, le champion européen de rallye a établi un record mondial d’autonomie avec un moteur diesel. L’une des questions que se posent les conducteurs est : combien de kilomètres puis-je parcourir avec un plein ? Pour la plupart, la réponse se situe entre 700 et 1 200 kilomètres, selon le modèle de la voiture, les habitudes de conduite et les conditions de la route.
Mais pour le champion Miko Marczyk, ce chiffre dépasse largement les attentes. Ce pilote polonais, célèbre pour sa rapidité dans les épreuves, a réalisé un exploit à couper le souffle. Il a parcouru 2 831 kilomètres, de Pologne à Disneyland Paris et retour, avec un seul plein de carburant dans sa Škoda Superb 2.0 TDI.
Avec une consommation moyenne de 2,61 l/100 km, alors que l’indication officielle de l’usine est de 4,8 l, il a prouvé que les modèles diesel modernes, lorsqu’ils sont conduits correctement, peuvent dépasser toutes les attentes.
Marczyk parcourt plus de 120 000 kilomètres par an à travers l’Europe, ce qui l’a amené à chercher en permanence des moyens de réduire les coûts de carburant. Comme il l’explique, son intérêt pour la conduite économique a commencé il y a des années lorsqu’il a commencé à comparer la consommation avec ses amis, d’un voyage à l’autre.
À l’époque, il conduisait une Octavia 2.0 TDI. Cependant, son petit réservoir lui a donné l’idée de tenter quelque chose de plus audacieux à l’avenir. Il a donc attendu la nouvelle génération de la Superb, dotée d’un grand réservoir de 66 litres. Dès qu’il l’a acquise, il a commencé à se préparer minutieusement.
Le chemin vers le record n’a pas été une simple balade. Le champion a pris le temps d’apprendre à connaître sa voiture, parcourant presque 20 000 kilomètres avant de tenter son essai officiel. Il a choisi la version 2.0 TDI de 150 chevaux, avec une boîte de vitesse automatique DSG et une traction avant, tout en conservant les jantes de 16 pouces d’origine pour diminuer la résistance au roulement.
Pour améliorer encore la situation, il a également installé des ressorts Sportline, abaissant la hauteur de la voiture de 15 millimètres, ce qui a contribué à améliorer l’aérodynamisme. Les pneus à faible résistance au roulement ont joué un rôle clé, après s’être bien rodés sur plusieurs milliers de kilomètres.
Sa stratégie sur la route était une sorte de rallye en mode lent. Il maintenait une vitesse d’environ 80 km/h, zone où le moteur fonctionne à son optimal. Marczyk conduisait avec douceur, anticipant la circulation et évitant les freinages brusques, laissant sa voiture rouler. Il a utilisé exclusivement le mode Eco pour des accélérations plus douces et des changements de vitesse plus souples.
Un véhicule de soutien, quelques kilomètres en avant de lui, l’informait des montées, descentes, radars et changements de vitesse. Cela lui permettait d’optimiser l’inertie de la Superb tout en minimisant les sollicitations sur l’accélérateur.
Cependant, malgré sa préparation minutieuse, les conditions n’étaient pas toujours idéales. En Allemagne, les températures sont tombées près de zéro, augmentant la consommation, tandis que de grandes montées sur certaines sections de la route ont temporairement accru les besoins en carburant. Avec patience et en prenant en compte la météo, il a réussi à atteindre ses objectifs, parfois avec une consommation aussi basse que 2,2 l/100 km en France, où il a bénéficié d’un vent favorable sur 200 kilomètres.
Pour lui, l’essentiel réside dans l’état d’esprit du conducteur. La conduite économique nécessite un esprit clair, un corps reposé, une bonne sensation routière et surtout, de la prévoyance. Avant chaque voyage, il veille à bien dormir, évite le stress inutile et conduit avec sérénité.
Il avoue même qu’il souhaite revenir tenter de battre son propre record, en visant les 3 000 kilomètres. Dans sa vie quotidienne, il ne conduit pas de manière aussi extrême, mais cette expérience lui a prouvé qu’avec une conduite douce, une attention accrue et un esprit clair, l’autonomie d’une voiture peut être largement augmentée.


